
Ludwig Van Beethoven est un compositeur allemand, il est né à Bonn en 1770. Ses ancêtres étaient des paysans flamands, c’est son grand-père qui vint s’installer à Bonn et c’est lui aussi qui fut le premier musicien de la famille. Il travailla comme musicien de la chapelle de l’archevêché de la ville et son fils (le père de Ludwig van Beethoven) fut lui aussi engagé comme chanteur.
Le père de Ludwig van Beethoven avait des problèmes d’argent mais surtout d’addiction à l’alcool, l’enfance du compositeur fut marquée par les difficultés de son père. Il n’a que 22 ans quand ce dernier meurt en 1792.
Beethoven se forme à la musique auprès de Christian Gottlob Neefe, compositeur et chef d’orchestre allemand qui était organiste de la cour. C’est lui qui lui fait découvrir la littérature et la philosophie.
En 1784 il entre au service de l’archevêque de Bonn comme organiste. Trois ans plus tard, Beethoven demande à pouvoir se rendre à Vienne pour se perfectionner auprès de grands maîtres, l’archevêque lui accorde ce voyage. Mais malheureusement, sa mère meurt et il est contrait de revenir plus vite que prévu. En 1792, deuxième essai, il demande une fois de plus à l’archevêque de pouvoir se rendre à Vienne surtout qu’il a croisé Haydn à Bonn et que ce dernier est d’accord pour lui enseigner ce qu’il sait. Il se rend donc à Vienne et y restera jusqu’à la fin de sa vie, notamment à cause de la guerre avec la France. Il fit venir à Vienne le reste de sa famille, ses deux frères Carl et Johann.
A Vienne, Beethoven étudie auprès d’Haydn mais aussi de Salieri ou encore d’Albrechtsberger et de Schenk.
Il excelle au piano et il improvise à merveille. Son talent l’amène à se produire auprès de la noblesse. Beethoven instaure le début du mécénat artistique, il va bénéficier d’aides financières importante durant sa carrière. La noblesse Viennoise lui permet d’accéder facilement à des salles de concerts publiques mais aussi à des maisons d’éditions, Beethoven sait se saisir des opportunités qu’on lui propose. En 1795 il donne son premier concert public. Durant 20 ans, Beethoven aura des facilités pour composer sans contraintes. Il bénéficie de la protection et du mécénat de gens importants comme les princes Lobkowitz et Lichnowsky, l’archevêque Rodolphe qui était le frère de l’empereur, Esterhazy et d’autres. C’est durant cette période que Beethoven composera la plus grande partie de ses œuvres les plus connues.
En 1798 il commence à avoir les premiers symptômes de la surdité. Ces symptômes évolueront jusqu’à ce qu’il soit contraint de stopper ses activités de pianiste et de chef d’orchestre en 1815, définitivement sourd. Beethoven a envie d’une famille mais il ne réussit jamais à la former, il tombe facilement amoureux mais son caractère bien trempé ne l’aide pas. Beethoven souffre du fossé qui s’est creusé entre lui et la société. Il se retrouve dans les idéaux humanistes du siècle des lumières mais la réalité sociale et politique de son temps ne reflète pas vraiment ses valeurs. Complètement sourd, il doit désormais communiquer par le biais de cahiers sur lesquels il communique à l’écrit, il est très tourmenté et c’est sa force de caractère qui l’aidera à surmonter cette épreuve difficile.
Tout au long de sa vie, le rythme aura une importance cruciale dans la musique de Beethoven. Il privilégie la continuité dans sa musique, le mouvement des sentiments. C’est dans la dernière période de sa vie qu’il aura une conception de la forme beaucoup plus libre. Il délaisse peu à peu le cadre classique, le respect des proportions pour faire évoluer la forme.
Beethoven prépare l’évolution vers le romantisme, il assure la transition entre la période classique et la période romantique.