
Haydn est un compositeur Autrichien. Il étudie la musique avec son cousin durant ses premières années. Puis à 8 ans il rejoint la chapelle de Saint-Étienne à Vienne comme chanteur. Il y étudiera le chant, le clavecin et la composition. Alors qu’il arrive à l’âge de la mue (quand la voix change), on lui demande de quitter le chœur. Il a une telle maîtrise musicale à ce moment là qu’il se lance déjà en tant que musicien professionnel. Il donne des cours de clavecin, il joue dans un orchestre, il compose, tout ça en continuant ses études de composition. En 1759 il est nommé directeur et compositeur de la chapelle du comte Morzin.
A Vienne il enseigne, il aura des contacts avec Mozart et aussi Beethoven qui feront parti de ses élèves. Mozart est l’un des premiers à reconnaître Haydn comme un génie, ils se lient d’amitié.
Deux ans plus tard, en 1761, il rentre au service de la famille Esterhazy. En tout, quatre princes Esterházy eurent Haydn à leur service : Paul II Anton, puis son frère Nicolas Ier, dit Nicolas le Magnifique, puis Anton le fils du Nicolas Ier et enfin Nicolas II, fils d’Anton.
Nicolas Ier était celui qui avait le plus d’affinités avec la musique, il permis à Haydn de développer la troupe d’instrumentistes et de chanteur. Haydn travailla pour lui pendant vingt-huit ans. Durant cette période il compose beaucoup, ses œuvres imprimées se diffusent rapidement dans toute l’Europe, il est admiré et respecté. Quand Nicolas Ier mourut, c’est son fils Anton qui reprit le flambeau mais celui-ci n’aimait pas la musique, il congédia une grande partie des musiciens et donna une pension à Haydn. C’est durant cette période qu’il fit deux séjours à Londres sur invitation d’un imprésario, J.P. Salomon. Il devait y diriger plusieurs symphonies composées spécialement pour l’occasion.
Nicolas II, dernier prince Esterházy pour qui Haydn travailla, reconstitua une troupe de musiciens et rappela Haydn à son service. C’est lui qui fit construire un mausolée à Bergkirche d’Eisenstadt où le compositeur est inhumé depuis 1954. Il mourut à Vienne en 1809, comblé d’honneur.
Il est souvent considéré comme le père de la symphonie (il en écrivit plus d’une centaine entre 1759 et 1795), de la sonate, du quatuor à cordes. Il leur donne un équilibre entre forme et contenu qui perdurera après lui.
Il amena son lot d’innovations : pour la symphonie, introduction lente, quatre mouvements, un langage et un contraste de timbres élégants. Le quatuor avec deux violons, un alto et un violoncelle, quatre instruments avec des timbres homogènes, c’est lui aussi. Avec le temps, il améliore les structures et le langage qu’il utilise dans ses œuvres, il ne cessera de les perfectionner.