HDLM 2B – Bach

Jean-Sebastien Bach, né en 1685 et mort en 1750 est un compositeur et organiste (orgue) allemand. Son oeuvre fait partie des monuments de la musique classique, il bénéficie d’une reconnaissance mondiale dans l’histoire de la musique.

Bach voit le jour dans une famille de musiciens, c’est une véritable dynastie (environ 80 musiciens dans la famille). C’est un enfant brillant, ses capacités étonnent. Il joue du violon avec son père. Mais il devient vite orphelin, il perd ses deux parents rapidement alors qu’il n’est âgé que de 10 ans.
Il est élevé par son frère, compositeur et musicien organiste. Il reçoit une formation musicale solide au violon, au chant, à l’alto et à l’orgue. Il s’intéresse à la collection de manuscrits de son frère, manuscrits de compositeurs Allemands, Italiens, Français. Bach est autorisé à les recopier, il le fait sans relâche, nuit et jour.
Les années passent, à 14 ans il est contraint de partir car son frère n’a pas assez d’argent pour l’entretenir. Il parcourt 350 km a pied avec un camarade pour se rendre à Lünebourg où il est admis dans un choeur d’une grande qualité, le Mettenchor. Ce choeur accueille des enfants de parents pauvres qui n’ont rien pour vivre mais qui chantent bien.
Cette admission lui permet de suivre gratuitement la scolarité du lycée dans lequel se situe une bibliothèque contenant plus de mille oeuvres musicales dont celles de Monteverdi, Carissimi, Pachelbel, Lassus et bien d’autres.
C’est à la même époque que Bach parcours régulièrement 50 km à pied pour se rendre à Hambourg, ville dans laquelle il va écouter les grands maîtres organistes.

Après ces quelques années à Lünebourg, Bach se déplace de ville en ville en ne s’installant jamais vraiment. Il plaît partout où il passe, les princes et églises pour lesquels il travaille ont conscience de son talent et de sa valeur. Le conseil d’Arnstadt l’engage après une démonstration stupéfiante sur le nouvel orgue, il n’a que 18 ans, il n’entendent même pas les autres candidats.
En 1705 il obtient une permission pour rendre visite à Dietrich Buxtehude, compositeur et organiste Allemand. Il fait 400 km à pieds pour le retrouver ! Il est fasciné par l’art du vieux maître et reste quatre mois auprès de lui. Les deux hommes ont beaucoup de respect mutuel.

Le temps passe, sa réputation comme organiste s’étend en Allemagne, il se fait un nom. Il est encore peu connu comme compositeur car il ne fait pratiquement rien éditer.

Le problème de Bach, c’est qu’il a un sacré caractère, bien souvent ses employeurs finissent par se crisper et précipitent son départ. Bach préfère perdre son emploi que de faire des concessions. Il ne supporte pas les règles qu’on veut lui imposer. Le plus important pour lui est de jouer sa musique comme il le souhaite, pas comme les auditeurs voudraient qu’elle soit.

Durant les années 1707 à 1717 il compose une quantité énorme de musique, il recopie beaucoup de partitions comme celles de Vivaldi, Albinoni et d’autres ce qui contribue à améliorer son style.

De 1717 à 1723, il réside à Köthen au service du prince Léopold, brillant musicien et protecteur des arts. Bach profite de cette ambiance propice pour composer ses plus grands chefs-d’oeuvres : Premier livre du Clavier bien tempéré, 6 concertos brandebourgeois, les quatre suites pour orchestre…


Partie 2

Au service du prince Léopold, Bach est à un poste important : il compose mais il est aussi responsable de l’exécution des oeuvres, du recrutement de musiciens, de l’organisation des concerts…

Jusqu’ici, la religion avait une grande place dans la musique de Bach, il était protestant. Dès son plus jeune âge il est imprégné des idées de Luther, l’homme à l’origine de la réforme protestante. Bach écrit énormément d’oeuvres religieuses pour l’église protestante, pratiquement la moitié de ses oeuvres dont 200 cantates et ses deux Passions qui nous sont parvenues, selon Saint-Jean et selon Saint-Matthieu qu’il composera à la fin de sa vie.

Mais à la cour du prince Léopold, pas de place pour toute cette musique religieuse. On lui demande de composer des oeuvres profanes (non religieuses). Bach écrit des oeuvres sans lien direct avec dieu mais cette distinction entre religieux et profane n’existe pas vraiment pour lui. Il pense avoir reçu ses dons uniquement de Dieu, sa musique, quelle qu’en soit la destination (la cour ou l’église) est d’inspiration divine.

Un drame va le toucher, la mort de sa femme en 1720. Il est effondré, mais fini par se remarier 1 an et demi plus tard avec une jeune chanteuse, excellente musicienne.
Le prince va lui aussi perdre son épouse et se remarier. Sa deuxième épouse n’est pas intéressée par les arts en général, son mari fini par s’en désintéresser. C’est un signal pour Bach, il se met en tête de partir.
Après plusieurs tentatives pour décrocher un travail, il finit par postuler pour le poste très convoité de Cantor de Leipzig. Il l’obtient en 1723 et y restera jusqu’à la fin de sa vie en 1750. Il supervise la musique de toutes les églises de Leipzig.

Ce nouveau poste ne lui laisse pas beaucoup de répit. Il est moins bien rémunéré qu’à la cour du prince Léopold, sa charge de travail est assez lourde. Il doit fournir une voire deux cantates par semaine, enseigner la musique, le catéchisme et le latin dans deux écoles de la ville. Heureusement, il peut compter sur sa femme qui l’aide à recopier toutes les partitions. Il est aussi aidé par ses élèves, amis et même par son fils Carl Philip Emanuel.

Voici un extrait d’une des cantates composées par Bach durant cette période. C’est une cantate religieuse.

Une cantate est une composition pour une ou plusieurs voix avec un accompagnement instrumental et en plusieurs mouvements. Elle peut être sacrée (religieuse) ou profane (non religieuse). Le mot cantate vient du mot chanter. Même logique avec la sonate qui vient du mot sonner ou avec la toccata qui vient du mot toucher (musique pour les claviers).

Son style est de moins en moins pratiqué et apprécié, il est à l’aube d’un nouveau genre. La musique Italienne prend de plus en plus de place en Europe, impossible de l’ignorer. C’est le naturel de la musique italienne qui plaît, la facilité que l’on a à l’écouter et à l’écrire. La musique de Bach a une écriture dense, nourrie de contrepoint très abouti. Il ne fait pas du tout l’unanimité de son temps. Il sera peu connu de son vivant et pratiquement oublié à sa mort.

Bach a beaucoup d’enfants, plusieurs d’entre eux meurent en bas âge ou à la naissance. Sur 20 naissances, seuls 10 atteignent l’âge adulte. Quatre de ses enfants deviennent compositeurs : Wilhelm Friedermann (1710 – 1984), Carl Philipp Emanuel (1714 – 1788), Johann Christoph Friedrich (1732 – 1795) et Johann Christian (1735 – 1782).
Ses fils entretiennent son héritage musical durant une génération puis disparaîtra avec eux avant d’être remis au goût du jour par les romantiques.

Pour terminer avec Bach, voici deux vidéos :

La première sur la Toccata et Fugue en Ré mineur, oeuvre très célèbre que tu as déjà dû entendre. Bach utilise le contrepoint dans sa musique, cette vidéo aborde également cette notion mais nous reviendront dessus en classe.
Dans la deuxième tu découvriras Alexandre Astier, comédien que tu dois certainement connaître et qui a écrit et joué un spectacle sur Bach intitulé Que ma joie demeure.


Publié par annarocheman

Enseignante de Formation Musicale et Responsable du département FM du conservatoire de Tremblay-en-France, référente handicap.

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